Alors que le Sénat a voté le 22 septembre la proposition de loi destinée à protéger les revenus des agriculteurs, la Coordination rurale déplore l’incapacité probable du texte à assurer des prix décents aux agriculteurs, malgré la bonne volonté des élus.

« La mondialisation du marché agricole génère une pression concurrentielle que toutes ces mesures, aussi valables soient-elles, ne sauraient réparer », rappelle la Coordination rurale dans un communiqué au sujet de la loi Egalim 2. Votée au Sénat le 22 septembre, la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau, destinée à corriger les imperfections de la loi Egalim, ajoute plusieurs mécanismes destinés à augmenter la transparence et à sécuriser le prix de la matière première aux agriculteurs.

Néanmoins, « il est fort probable que, dans un contexte de marché mondialisé où le cours du blé français se décide à Chicago, la loi Egalim2 restera inefficace », déplore le syndicat, qui salue malgré tout la volonté des parlementaires à chercher des solutions pour améliorer le revenu des agriculteurs.

Pour la Coordination rurale, « il est nécessaire de définir un prix plancher afin d’éviter que les agriculteurs travaillent à perte ». « Seule une politique agricole européenne assise sur l'exception agriculturelle peut offrir les solutions », rappelle également le syndicat.